La partie Est de la République Démocratique du Congo fait face depuis plusieurs décennies à la persistance de l’insécurité causée par la présence des groupes armés locaux et étrangers. Les provinces les plus touchées sont les Nord-Kivu, Sud-Kivu et de l’Ituri où des civils sont tués régulièrement.
Si pour les Nord et Sud-Kivu une grande partie de leurs entités restent occupées par le mouvement AFC/M23, les terroristes ougandais des ADF causent aussi désolation dans la partie Nord de la province du Nord-Kivu où des massacres des civils sont toujours signalés. La situation semble être la même en Ituri, où plusieurs groupes armés restent très actifs, cas des ADF,les CODECO, la CRP de Thomas Lubanga etc,...
C’est dans ce contexte sombre que le député national Munyomo Basilwango Patrick a saisi la première ministre de la RDC, Judith Suminwa, pour solliciter une mission gouvernementale « urgente » pour évaluer la situation sécuritaire dans ces trois provinces. Dans sa lettre, cet élu de la ville de Goma, dit solliciter l’envoi urgent d’une mission gouvernementale composée du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, Ministre d’Etat Ministre des Affaires Sociales et Actions Humanitaires, Ministre des Infrastructures, Ministre de la Santé Publique et le Ministre des Droits Humains au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, les provinces durement touchées par la montée inquiétante de l’insécurité.
« Cette mission est indispensable pour évaluer directement les réalités sécuritaires sur le terrain et donner suite, sans délai, aux cahiers des charges présentés par les Gouverneurs des concernées », précise Patrick Munyomo.
Pour ce parlementaire, la persistance et l’aggravation récente de l’insécurité exigent une action immédiate du Gouvernement. Patrick Munyomo compte aller au-delà si sa demande ne trouve pas gain des causes.
« Dans le cas contraire et au regard de la gravité de la situation, je rappelle que je ferai usage des prérogatives que me confère l’article 138 de la Constitution ainsi que les articles 201 à 204 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté.
Reste à savoir si cette initiative aura des effets positifs avec l’évolution des conditions des événements politiques en RDC.
Pacheco Kavundama