Le secrétaire du Cabinet de la Santé, Aden Duale, a tenu ce vendredi 21 novembre des consultations avec l'ambassadeur du Japon au Kenya, Matsuura Hiroshi, pour passer en revue les résultats de la 9ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 9), une plate-forme cruciale qui a réaffirmé les priorités communes des deux nations.
La réunion a souligné l’engagement du Kenya à tirer parti des partenariats mondiaux ancrés sur l’ODD 17 pour faire progresser la couverture sanitaire universelle (CSU), renforcer la sécurité sanitaire et développer la fabrication locale. Guidé par le Mémorandum de coopération de 2021 et l’Initiative africaine pour la santé et le bien-être (AfHWIN), le Kenya reste aligné sur la vision du Japon pour le développement durable de l’Afrique.
Le gouvernement met déjà en œuvre les principaux engagements de la TICAD 9, notamment la mise en place d'un cadre de coordination interne au sein du ministère de la Santé. Une étape majeure dans cette direction est le protocole d’accord récemment signé avec Toyota Tsusho Corporation, démontrant l’AfHWIN en action à travers le transfert de technologie, les services de santé spécialisés et l’augmentation des investissements du secteur privé piliers essentiels du programme de transformation économique ascendant (BETA).
Le secrétaire du Cabinet a réaffirmé la détermination du Kenya à développer son écosystème manufacturier local et à positionner le pays comme une plaque tournante régionale pour les vaccins et les produits pharmaceutiques. Les efforts en cours comprennent l’accélération de l’opérationnalisation de l’Institut Kenya Biovax et la poursuite du partenariat technique et financier du Japon pour soutenir le transfert de technologie et attirer les investissements pharmaceutiques japonais dans le cadre du programme de promotion des investissements dans les soins de santé en Afrique.
Le Kenya et le Japon ont également convenu d'explorer la formation d'un groupe de travail technique conjoint pour mener des actions prioritaires clés, notamment la mise en œuvre du protocole d'accord Toyota Tsusho et une collaboration renforcée entre l'Institut national de santé publique du Kenya (KNPHI) et l'Institut japonais pour la sécurité sanitaire (JIHS).
Ce partenariat renforcé devrait jouer un rôle transformateur dans l’amélioration de la prévention des maladies, le renforcement des capacités des laboratoires et le renforcement de la préparation aux pandémies, en parfaite adéquation avec les objectifs de CSU et de sécurité sanitaire du Kenya.
DM Ngovoka Beni