Les tensions politiques se sont ravivées en République Démocratique du Congo après l’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), intervenue en moins de 24 heures, ainsi que la perquisition nocturne du siège du Front Commun pour le Congo (FCC).
Dans une réaction publiée sur le réseau social X, Aubin Minaku, cadre influent du PPRD, a exprimé de vives inquiétudes quant aux conditions de cette arrestation et aux méthodes employées par les autorités. Il estime que ces actions risquent de fragiliser davantage la cohésion nationale dans un contexte politique déjà marqué par de fortes crispations.
Le responsable politique appelle à des « clarifications immédiates » sur les motifs et les circonstances de l’interpellation de Ramazani Shadary, tout en insistant sur le respect strict des droits fondamentaux et des garanties prévues par la Constitution.
Aubin Minaku réclame par ailleurs la libération de l’ancien candidat à la présidentielle de 2018, estimant que son maintien en détention n’est pas justifié. Cette prise de position intervient alors que l’opposition dénonce une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, accusation régulièrement rejetée par les autorités.
Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par les services compétents sur les chefs d’accusation retenus ni sur le cadre juridique de la perquisition menée au siège du FCC. La situation est suivie de près par les acteurs politiques et la société civile, qui appellent au respect de l’État de droit et à l’apaisement du climat politique.
Diddy MASTAKI