Les États-Unis ont publiquement mis en cause le Rwanda pour des violations présumées du processus de paix récemment conclu à Washington en lien avec la crise sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo.
S’exprimant le vendredi 19 décembre, Massad Boulos, conseiller spécial du président Américain Donald Trump pour les affaires africaines, a affirmé que Kigali n’aurait pas respecté les engagements pris dans le cadre de l’accord signé par le président Rwandais Paul Kagame.
Cette déclaration est intervenue à l’issue d’une réunion entre le responsable américain et le ministre d’État qatari, Dr Mohammed bin Abdulaziz Al Khulaifi, consacrée à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Les deux parties ont fait part de leurs « préoccupations communes » face aux récents développements sur le terrain et aux atteintes constatées au processus de paix.
Selon Massad Boulos, Washington demeure déterminé à travailler avec ses partenaires régionaux et internationaux afin d’assurer la mise en œuvre effective des accords signés, de faire respecter le cessez-le-feu et de contribuer au rétablissement durable de la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Les échanges ont également porté sur d’autres foyers de tension en Afrique, notamment en Libye et dans la région du Sahel, y compris au Mali, où les interlocuteurs ont souligné la nécessité d’une action coordonnée pour répondre aux défis sécuritaires et soutenir les populations affectées par les conflits armés.
Cette prise de position américaine intervient alors que les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter d’enrayer l’escalade de la violence dans l’est de la RDC.
Diddy MASTAKI