La Première Ministre, Judith Suminwa, est intervenue, lors de la 73ᵉ réunion du Conseil des ministres, pour faire le point sur l’état d’avancement des Zones Économiques Spéciales (ZES) en République Démocratique du Congo, à la suite de la communication du Président de la République.
Judith Suminwa a présenté les conclusions de la réunion stratégique du Comité de pilotage des ZES, qu’elle a présidée le 30 décembre 2025 sur le site de la Zone Économique Spéciale pilote de Maluku.
Cette réunion était consacrée à l’évaluation des progrès réalisés et à l’identification des contraintes freinant la mise en œuvre effective du régime des ZES.
Les travaux ont porté sur l’évolution des ZES de Maluku, Kin-Malebo, Kiswishi, Musompo et Musienene, en cohérence avec l’approche gouvernementale axée sur les résultats, l’évaluation des performances et la relance de l’industrialisation.
La Cheffe du gouvernement a relevé des avancées notables, notamment en matière d’implantation d’unités de production. Toutefois, elle a souligné la persistance de plusieurs difficultés, liées entre autres à la fiscalité, à l’accès à l’énergie, au foncier, aux infrastructures et au financement.
À cet effet, Judith Suminwa a insisté sur la nécessité d’accompagner le décret portant mise en place du Guichet Unique des ZES, récemment signé, par des mesures d’application, des manuels de procédures et des guides pratiques, afin de faciliter l’accès des investisseurs et d’améliorer le climat des affaires.
Les conclusions de la réunion ont recommandé la rationalisation du régime fiscal et douanier, la mobilisation de mécanismes innovants de financement, l’étude de la création d’un fonds d’investissement dédié aux ZES, l’ouverture du capital à de nouveaux aménageurs ainsi que le renforcement de la coordination intersectorielle.
En conséquence, Judith Suminwa a instruit le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, ainsi que le Ministre des Finances, en collaboration avec le Ministre de l’Industrie et l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES), de s’approprier pleinement le dispositif des ZES et d’examiner les besoins de financement, notamment dans le cadre de la Loi de Finances rectificative prévue pour mars 2026.
Cette orientation traduit la volonté du gouvernement de faire des Zones Économiques Spéciales un levier stratégique de l’industrialisation, de la création d’emplois et de la diversification de l’économie nationale.
Merveilles Kiro