Le mouvement citoyen Le Congo Qui Inspire a annoncé, mardi 6 janvier, l’enlèvement de son président, Nathanael Onokomba, survenu peu après une conférence publique tenue à la Salle Paquebot, dans la capitale congolaise.
Selon un communiqué diffusé par la structure, Nathanael Onokomba aurait été interpellé puis emmené de force par des hommes armés se présentant comme membres du Conseil national de cybersécurité, à l’issue d’une prise de parole organisée dans le cadre d’une conférence à Lukunga.
D’après les responsables du mouvement, l’enlèvement serait intervenu immédiatement après une conférence jugée “parfaitement légitime”, sans qu’aucune procédure judiciaire ou convocation officielle n’ait été portée à la connaissance de l’intéressé ou de ses proches.
Dans son communiqué, Le Congo Qui Inspire dénonce une atteinte grave à la liberté d’expression et aux principes démocratiques, estimant que cet acte s’inscrit dans un climat où la parole citoyenne serait « tolérée uniquement lorsqu’elle se conforme aux positions du pouvoir ».
Une accusation grave contre les services de sécurité
L’organisation affirme que les “ravisseurs” se sont réclamés du Conseil national de cybersécurité, une structure relevant de l’appareil sécuritaire de l’État. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les autorités sur l’identité des auteurs de l’enlèvement ni sur le lieu de détention présumé de Nathanael Onokomba.
Ce silence alimente les inquiétudes des proches et des militants du mouvement, qui évoquent un acte d’intimidation visant à réduire au silence une voix critique, engagée en faveur d’un Congo « libre, juste et respectueux des droits fondamentaux ».
Face à cette situation, Le Congo Qui Inspire appelle les citoyens congolais ainsi que la communauté internationale à relayer massivement l’information, afin d’éviter, selon ses termes, que « la vérité ne soit étouffée ».
Le mouvement affirme maintenir un engagement pacifique, tout en exigeant des autorités des clarifications urgentes sur le sort de son président et le respect des libertés publiques.
La Rédaction