Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a annoncé que l’acteur politique Seth Kikuni a quitté le territoire de la République démocratique du Congo pour des raisons de sécurité, à la suite de ce qu’il qualifie de menaces judiciaires et politiques persistantes.
Dans un communiqué de presse rendu public le 19 janvier 2026 à Kinshasa, la plateforme politique affirme que Seth Kikuni avait été arrêté arbitrairement en septembre 2024 par l’Agence nationale de renseignements (ANR), avant d’être détenu au secret pendant vingt-huit jours. Il aurait ensuite été transféré au parquet et condamné à douze mois de prison ferme dans le cadre d’un procès à caractère politique, selon la même source.
Le communiqué indique qu’après cette condamnation, Seth Kikuni a de nouveau été interpellé le 17 octobre 2025 à l’aéroport international de N’Djili, à son retour d’une réunion politique de haut niveau tenue à Nairobi. Son passeport aurait alors été confisqué par les services de migration, le plaçant, de fait, dans une situation de restriction de mouvement.
Toujours selon le Cadre de concertation, une nouvelle procédure judiciaire à caractère politique aurait été envisagée contre lui, à la suite d’une correspondance datée du 15 décembre 2025 émanant de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire. Face à ces menaces, une opération discrète aurait permis à Seth Kikuni de quitter le pays et de se mettre à l’abri à l’étranger, où sa sécurité physique et morale serait assurée.
La plateforme politique exprime sa reconnaissance aux personnes et organisations ayant contribué à cette opération, qu’elle qualifie de délicate, menée dans un contexte de fortes pressions et de violations présumées des libertés fondamentales.
Le communiqué précise enfin que Seth Kikuni prendra la parole dans les prochains jours afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les circonstances exactes de son départ du pays.
Diddy Mastaki