La 56ᵉ édition du Forum économique mondial (WEF) s’est officiellement ouverte ce mardi 20 janvier 2026 à Davos, en Suisse, en présence du Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, et de nombreux chefs d’État et de gouvernement venus du monde entier.
Placée sous le thème : « Un esprit de dialogue », cette édition s’ouvre dans un contexte international marqué par une montée du populisme, un regain de l’unilatéralisme et de vives tensions commerciales mondiales, qualifiées par plusieurs observateurs de phase de « trumpisation » de l’économie et de la diplomatie internationales.
La journée inaugurale a été rythmée par des prises de parole fortes mettant en évidence les fractures croissantes entre les grands blocs géopolitiques. Le président de la confédération Suisse, Guy Parmelin, ainsi que la présidente de la commission Européenne, Ursula von der Leyen, ont donné le ton en dénonçant la progression de l’autoritarisme, du populisme et des logiques unilatérales dans les relations internationales.
Ursula von der Leyen a notamment rappelé que l’Union Européenne travaille à l’élaboration de sa propre stratégie de sécurité, insistant sur le fait que « ce sont aux peuples souverains de décider librement de leur avenir », dans un monde de plus en plus instable.
Face à la polycrise actuelle, le Forum économique mondial a défini cinq priorités stratégiques majeures pour orienter les discussions de cette édition :
1. Restaurer le dialogue : identifier des points de convergence entre les grandes puissances afin d’éviter une escalade vers une guerre commerciale généralisée ;
2. Sécurité et intelligence artificielle : mettre en place des mécanismes de gouvernance de l’IA générative pour limiter la désinformation, en particulier lors des processus électoraux ;
3. Croissance et inclusion : repenser les modèles économiques afin qu’ils profitent davantage aux populations locales, notamment en Afrique et en Amérique latine ;
4. Urgence climatique : préserver les objectifs de décarbonation malgré le retour en force des discours favorables aux énergies fossiles ;
5. Facilitation du commerce : moderniser les échanges mondiaux à travers les solutions TradeTech pour renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux chocs géopolitiques.
En marge de cette première journée, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a multiplié des rencontres stratégiques avec des partenaires économiques et financiers internationaux. L’objectif est de mobiliser des financements en faveur de projets structurants en République démocratique du Congo, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, des infrastructures, de l’énergie et de la transformation locale des ressources minières.
La participation de la RDC à Davos 2026 s’inscrit ainsi dans une dynamique de diplomatie économique active, visant à positionner le pays comme un acteur clé du développement durable et de la croissance inclusive en Afrique.
Diddy Mastaki