Le général Muhoozi Kainerugaba, fils du Président Ougandais Yoweri Museveni et figure influente de l’appareil sécuritaire du pays, a vivement réagi à la perspective de sanctions Américaines visant l’Ouganda ou des responsables de Kampala, en adressant un avertissement direct à Washington.
Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, Muhoozi Kainerugaba a affirmé que toute mesure punitive prise par les États-Unis d'Amérique entraînerait une riposte équivalente de la part de l’Ouganda.
« Si certains fauteurs de troubles aux États-Unis nous sanctionnent, moi ou l’Ouganda, pour quelque raison que ce soit, nous répondrons en les sanctionnant à notre tour », a-t-il déclaré, ciblant implicitement l’administration américaine et, plus largement, la classe politique de Washington, y compris le président Donald Trump.
Cette sortie intervient dans un contexte de tensions diplomatiques récurrentes entre Kampala et ses partenaires occidentaux, notamment autour des questions de droits humains, de gouvernance démocratique et de répression de l’opposition en Ouganda. Les États-Unis d'Amérique ont, à plusieurs reprises, évoqué la possibilité de sanctions ciblées contre des responsables ougandais accusés d’abus.
Les propos du général Kainerugaba, régulièrement connus pour leur caractère provocateur sur les réseaux sociaux, suscitent déjà de vives réactions parmi les observateurs diplomatiques. Ils traduisent une volonté affichée de défendre la souveraineté nationale face à ce que les autorités ougandaises perçoivent comme des ingérences extérieures, mais risquent également d’accentuer la crispation entre Kampala et Washington.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté américain. Toutefois, ces déclarations pourraient compliquer davantage les relations bilatérales entre les deux pays, historiquement liées par une coopération sécuritaire et stratégique dans la région des Grands-Lacs et de la Corne de l’Afrique.
Diddy Mastaki