À l’occasion de la Journée de mémoire en République Démocratique du Congo, placée sous le thème : Résistance – Résilience – Unité, le ministre Congolais du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, a livré un message à forte portée politique et symbolique sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Dans une déclaration publiée le 27 janvier 2026, date à la fois commémorative et anniversaire de son élection comme gouverneur du Nord-Kivu en 2007, l’ancien chef de l’exécutif provincial est revenu sur les enseignements majeurs de la guerre qui secoue la partie Est de la RDC. Selon lui, ce conflit a agi comme un révélateur, mettant à nu la véritable posture des acteurs politiques, militaires et sociaux.
« Dans une telle crise, la neutralité n’existe pas. Ceux qui se disent neutres savent pertinemment de quel côté ils se situent », a-t-il affirmé avec fermeté.
S’appuyant sur ce constat, Julien Paluku dit avoir pris ses responsabilités en déclarant que la rébellion en cours dans l’Est sera la dernière que connaîtra la RDC. Une déclaration forte, qu’il inscrit dans une dynamique d’action continue menée « jour et nuit », en étroite collaboration avec le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Un message largement salué sur les réseaux sociaux
La prise de position du ministre n’a pas laissé indifférents les internautes, nombreux à réagir à son message publié sur les réseaux sociaux. Certains saluent son franc-parler, d’autres expriment un espoir prudent, conditionné à des actions concrètes sur le terrain.
« Nous ne voulons pas tout savoir, mais nous souhaitons que cette paix soit bâtie sur une base très solide », a commenté Justin Musambali, soulignant l’attente d’une paix durable et crédible.
De son côté, David Chengo a loué la clarté et le courage du ministre : « Vous êtes rangé du bon côté de l’histoire. J’aime votre manière de parler sans détour, sans peur, sur la véritable situation de la guerre que le Rwanda nous impose. Allez de l’avant, waziri ».
Entre mémoire, engagement et attentes populaires
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est, le message de Julien Paluku s’inscrit à la croisée de la mémoire nationale et des aspirations populaires à la paix. Reste désormais à savoir si cette promesse d’une « dernière rébellion » se traduira, sur le terrain, par des avancées sécuritaires et politiques à la hauteur des attentes des Congolais.
Diddy Mastaki