Alors que les journées parlementaires de sensibilisation des députés, sénateurs et des administratifs de l’assemblée nationale et du sénat, pour l’adoption du projet de loi portant sur le régime général des armes légères et de petit calibre et leurs munitions en République Démocratique du Congo se poursuivent dans la capitale Congolaise, l’heure est à la présentation des dispositions générales et des conditions d’acquisition d’une arme conformément à l’ordonnance-loi n• 85-035 du 3 septembre 1985, jugée obsolète et qui nécessite une retouche.
Carly Nzanzu Kasivita, député national et ancien gouverneur du Nord-Kivu, province dans laquelle circulent illicitement de nombreuses armes à feu, pense que l’adoption par le gouvernement Congolais d’une nouvelle loi régissant ce secteur est trop capitale. Il soutient que le circuit de la circulation illicite d’armes en REC doit être maîtrisé.
« Comme quelqu’un qui vient de l’Est de la RDC victime de l’insécurité à cause de la circulation d’armes illicites, une réflexion sur le contrôle et la lutte contre la prolifération des armes illicites au pays est à saluer », confirme ce membre de la commission défense et sécurité de l’assemblée nationale.
Carly Nzanzu Kasivita trouve que c’est important de partager ce genre d’information pour la stabilité de la partie est de la RDC.
À l’issue de cinq (05) jours des travaux, plusieurs résultats sont attendus. Les participants auront pris connaissance du contenu du projet de loi ainsi que les instruments internationaux et régionaux relatifs aux armes à feu et formulent des suggestions et recommandations pertinentes pour l’enrichir.
Un sujet très important et qui touche la sensibilité doit être défendu pour l’intérêt de la population, précise pour sa part le député national Iwondo Ilonga Albert. Ce dernier précise que c’était très très important que la loi sur le régime général des armes à feu soit améliorée.
« C’est une loi qui date de 1985, elle doit être actualisée afin que les instances internationales nous prennent au sérieux car la vie évolue, et les nations évoluent et il y a certaines dispositions de cette loi antérieure qui ne sont plus applicables aujourd’hui, nous devons créer un cadre juridique qui permet le pays soit sur une bonne voie », a-t-il déclaré.
Ces journées parlementaires sont conduites avec le soutien d’experts internationaux et nationaux spécialisés dans le domaine législatif notamment la Commission Nationale sur les Armes Légères, des députés nationaux et sénateurs, des représentants des ministères sectoriels ayant en charge la réglementation sur les armes, avec l’appui de l'Office des Nations-Unies contre la Droguerie et le Crime.
Pacheco Kavundama