Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, (RDC), poursuit sa stratégie de modernisation technologique en misant sur la digitalisation de ses institutions. Au cœur de cette dynamique figure le déploiement d’un système de gestion intégrée (ERP) au sein du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), selon une dépêche de la cellule de communication du ministère de la communication numérique.
Lancé mercredi 08 avril 2026 à Kinshasa, en présence du ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, cet outil dépasse, selon les autorités, le simple cadre d’une innovation technique. Il s’inscrit dans une transformation plus profonde et durable du fonctionnement de l’État, marquée par le passage progressif à une gouvernance fondée sur la donnée.
Invité d’honneur de la cérémonie, le ministre a insisté sur le caractère déjà tangible de cette mutation.
« La modernisation de l’État n’est plus une ambition lointaine, mais une réalité désormais ancrée dans notre action quotidienne », a-t-il déclaré, présentant cette initiative comme un jalon important dans la réforme de l’administration publique.
Ce projet s’inscrit dans la vision présidentielle « DRC Digital Nation 2030 », qui ambitionne de promouvoir un numérique inclusif, souverain et innovant, tout en positionnant le pays comme un hub technologique en Afrique centrale. Il s’aligne également sur le programme gouvernemental 2024-2028 porté par la Première ministre, Judith Suminwa, qui fait de la digitalisation des institutions un levier d’efficacité, de transparence et de compétitivité économique.
Pour Augustin Kibassa Maliba, l’intégration du numérique dans l’ensemble des processus administratifs constitue désormais une condition essentielle à l’efficacité de l’action publique.
« Le lancement de la plateforme ERP du FPI, avec l’accompagnement technique de SIGA, est l’expression directe de cette volonté gouvernementale de moderniser le secteur public », a-t-il souligné, mettant en avant le rôle structurant du numérique dans la conduite des politiques économiques.
Au-delà de son ambition politique, l’outil devrait produire des effets opérationnels concrets. Selon les autorités, il permettra au FPI de renforcer son rôle de catalyseur du développement économique, grâce notamment à un pilotage en temps réel de ses flux financiers et de ses engagements. Il devrait également améliorer la qualité et la rapidité des services offerts aux entreprises et aux investisseurs.
De plus, la plateforme facilitera en outre la production de données analytiques fiables, utiles à l’orientation des politiques d’industrialisation, tout en renforçant l’attractivité du FPI auprès de ses partenaires techniques et financiers, tant nationaux qu’internationaux.
En filigrane, ce projet illustre une mutation plus large de l’action publique congolaise, où la modernisation administrative s’appuie désormais sur les outils numériques pour soutenir la relance économique et structurer durablement la gouvernance.
Gloire Malumba