La pression internationale s’accentue sur les autorités Tanzaniennes. Dans une déclaration conjointe publiée à Bruxelles le 09 avril 2026, plusieurs députés du Parlement Européen expriment leur « profonde inquiétude » face à la détention prolongée de l’opposant Tundu Lissu, figure majeure du parti Chama Cha Demokrasia na Maendeleo (CHADEMA).
Selon les eurodéputés, l’ancien candidat à la présidentielle est détenu depuis un an, placé à l’isolement et privé de liberté sous des accusations jugées politiquement motivées. Le document évoque des retards répétés dans les procédures judiciaires et souligne la gravité des charges, qui pourraient entraîner des sanctions lourdes, y compris la peine capitale.
Au-delà du cas individuel, les signataires estiment que cette situation reflète une tendance plus large de restriction de l’espace politique en Tanzanie, marquée par la mise à l’écart de l’opposition et la limitation des libertés publiques.
Les parlementaires européens appellent à la libération « immédiate et inconditionnelle » de Tundu Lissu, ainsi qu’à la levée de l’interdiction frappant son parti. Ils dénoncent également la répression des manifestations et les arrestations de figures politiques, qu’ils considèrent comme contraires aux principes démocratiques.
Dans leur déclaration, ils exhortent les autorités Tanzaniennes à garantir les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, de réunion et de participation politique.
Cette prise de position illustre une volonté croissante des institutions européennes de peser sur les dynamiques politiques internes de certains États africains, en particulier sur les questions de gouvernance et de droits humains.
Reste à savoir si cet appel sera suivi d’effets concrets, dans un contexte où les relations entre partenaires internationaux et souveraineté nationale continuent de susciter des débats sensibles.
Diddy Mastaki