Le député national Carly Nzanzu Kasivita a exprimé des réserves sur la mesure de suspension des activités académiques par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) dans les zones occupées par les rebelles du M23-AFC.
Invité sur Télé 50, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu a en revanche apporté son soutien à la décision de suspendre la rémunération des agents de l’ESU nommés ou pris en charge par les autorités de la rébellion. Il estime qu’il serait « inacceptable » que le Trésor public congolais continue de prendre en charge des personnes désignées par la rébellion.
Le gouvernement congolais a notamment annoncé la suspension de la rémunération de plusieurs agents et membres du personnel académique soupçonnés d’avoir rejoint ou soutenu la rébellion.
Sur la suspension des activités académiques dans les établissements publics à Goma et Bukavu, Carly Nzanzu Kasivita adopte toutefois une position différente. Selon lui, cette mesure risque de pénaliser davantage les étudiants, déjà affectés par les conséquences du conflit armé dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le ministère de l’ESU a suspendu, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques et para-académiques dans onze établissements publics de Goma et Bukavu, invoquant notamment la situation sécuritaire et la nécessité de garantir la sécurité des étudiants et du personnel.
Le député national annonce par ailleurs son intention de saisir officiellement le ministère de tutelle afin d’obtenir des explications sur cette décision. Il entend également plaider pour que le droit à l’éducation des étudiants affectés par le conflit soit préservé.
Daudi Amin