La République Démocratique du Congo (RDC) franchit une nouvelle étape dans son implication au sein de la filière cacaoyère internationale. À l’issue de la 114ᵉ session ordinaire de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), qui s’achève ce vendredi 18 septembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la RDC accède à la Vice-Présidence du Comité économique de cette organisation.
Cette désignation intervient alors que les États membres ont également arrêté la date du 1er octobre 2026 pour l’entrée en vigueur du nouvel Accord International sur le Cacao. Deux décisions majeures qui renforcent la participation de la RDC aux mécanismes internationaux consacrés à la régulation et au développement de la filière cacaoyère.
Saluant ces avancées, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a déclaré, au nom du gouvernement Congolais, que la RDC attend désormais jouer pleinement son rôle dans les instances internationales liées au commerce du cacao. Il a notamment présenté cette évolution comme une contribution au renforcement du « soft power » de la RDC, conformément aux orientations du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le nouvel Accord international sur le cacao accorde une place importante aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la filière. Il met notamment l’accent sur l’amélioration des conditions des producteurs, la promotion de la transformation locale, la transparence des marchés et des prix, le renforcement de la traçabilité ainsi que la lutte contre la déforestation.
Pour la RDC, cette nouvelle responsabilité au sein du Comité économique de l’ICCO offre ainsi un cadre supplémentaire pour défendre ses intérêts dans la filière et participer aux discussions internationales portant sur l’avenir du marché du cacao.
La 114ᵉ session de l’ICCO s’achève donc sur ces deux avancées, qui consacrent une implication accrue de la RDC dans la gouvernance internationale du secteur cacaoyer.
Pacheco Kavundama