Une importante rencontre de réflexion sur les événements du passé Burundais s'est tenue dans l'après-midi du mardi 21 octobre 2026 au Palais présidentiel de Kiriri, à Bujumbura.
Cette rencontre a permis aux participants de partager leurs contributions en vue d'aider les Burundais à guérir les blessures du passé.
Dans son exposé, le Pasteur Emmanuel Ndikumana est revenu sur les origines des divisions ethniques Hutu et Tutsi, affirmant qu'elles remontent à la période coloniale. Il a souligné que la recherche de la vérité est indispensable et que le pardon est incontournable.
« Le pardon est une puissance qui libère et transforme », a-t-il martelé.
Les différents intervenants ont insisté sur la nécessité d'établir la vérité sur les événements passés du Burundi et sur les causes qui les ont provoqués. Car, insistent-ils, les événements tragiques du passé ont fait souffrir tous les Burundais, Hutu comme Tutsi.
Pour Sylvestre Ntibantunganya, ancien Président de la République, il n'existe pas de différences ethniques au Burundi, car les Burundais parlent la même langue, vivent ensemble et partagent de nombreuses valeurs communes. Selon lui, la question ethnique a été exploitée par certains acteurs en quête de pouvoir.
De son côté, Pierre-Claver Ndayicariye, Président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), a affirmé que la vérité est ce qui libérera les Burundais. Il a averti que le refus de faire la lumière sur les événements passés empêcherait les Burundais de connaître les pages sombres de leur histoire. Il a ainsi souligné l'importance de la vérité pour comprendre les causes des conflits qui ont marqué le Burundi.
En clôturant la rencontre, le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a annoncé que les échanges sur le passé Burundais seront intensifiés.
Le Chef de l'État a également insisté sur la nécessité de démystifier les événements historiques et de préparer une nouvelle génération en enseignant aux jeunes la vérité sur le passé, afin qu'ils en comprennent les causes et contribuent à empêcher que de telles tragédies ne se reproduisent.
David Aluta