Les autorités sanitaires engagées dans la riposte contre Ebola en Ituri annoncent une première guérison officielle enregistrée dans la zone de santé de Rwampara. Une évolution présentée comme un signal encourageant dans un contexte marqué par la peur, les rumeurs et les doutes sur l’efficacité de la prise en charge médicale.
Selon les responsables de la riposte, le patient déclaré guéri a quitté le centre de traitement après avoir reçu des soins appropriés. Cette annonce intervient quelques jours seulement après l’officialisation de l’épidémie et le renforcement des équipes médicales sur le terrain.
Le Centre des opérations d’urgence en santé publique (COUSP), à travers les responsables de l’INSP, estime que cette première sortie constitue une preuve que les malades peuvent être soignés et survivre au virus lorsqu’ils sont pris en charge à temps.
Les autorités sanitaires dénoncent par ailleurs les nombreuses informations erronées diffusées sur les réseaux sociaux autour de la maladie. Elles appellent la population ainsi que les médias à privilégier les informations vérifiées afin de ne pas compromettre les efforts de sensibilisation et de riposte.
Contrairement aux précédentes sorties médiatisées observées lors d’anciennes flambées d’Ebola, cette première guérison n’a pas fait l’objet d’une cérémonie publique. D’après les responsables médicaux, ce choix a été motivé par le souci de préserver la vie privée du patient et de sa famille.
Une rencontre avec la personne guérie pourrait néanmoins être organisée dans les prochains jours, sous réserve de l’accord de la famille. Les équipes de riposte espèrent que ce témoignage permettra de renforcer la confiance de la communauté envers les structures de traitement.
Les autorités sanitaires indiquent également que d’autres patients suivis dans les centres de traitement présentent des signes encourageants, laissant envisager de nouvelles guérisons dans les jours à venir.
Avec l’appui des experts déployés par l’INSP, le COUSP et leurs partenaires, notamment l’organisation humanitaire ALIMA, les acteurs de la riposte veulent désormais mettre davantage l’accent sur les cas de guérison afin de combattre la peur et la désinformation qui entourent encore cette épidémie.
Joël Heri Budjo