Médecins Sans Frontières (MSF) confirme qu'un de ses collaborateurs engagé dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo a été testé positif à la maladie à virus Bundibugyo.
Dans un communiqué publié mercredi 30 septembre, l'organisation précise que cette personne fait actuellement l'objet d'une évacuation médicale réalisée dans les meilleures conditions de sécurité, selon un protocole médical rigoureux et en étroite coordination avec les autorités sanitaires compétentes de la RDC et des Pays-Bas, où le patient sera pris en charge dans un hôpital désigné.
MSF indique ne pas pouvoir communiquer de détails spécifiques concernant les évacuations médicales individuelles afin de respecter le secret médical et de protéger la vie privée de son collègue.
La plus grande épidémie d'Ebola jamais enregistrée en RDC
Dans son communiqué, MSF dresse un bilan alarmant de la crise actuelle. Le bilan humain de cette crise est sans précédent en RDC, où les communautés sont confrontées à la plus grande épidémie d'Ebola jamais enregistrée dans le pays.
Depuis mai, plus de 8 000 cas confirmés et 4 000 décès ont été enregistrés, mais le bilan réel est probablement plus élevé en raison des lacunes en matière de surveillance et de détection des cas, souligne l'organisation. Les professionnels de santé font partie des personnes les plus exposées.
« Malgré la formation dispensée à son personnel et les plus hauts niveaux de protection possibles mis en place, MSF reconnait que le risque d'exposition ne peut jamais être totalement éliminé », ajoute le communiqué.
L'organisation exprime sa solidarité envers toutes les personnes qui travaillent en première ligne de la riposte contre Ebola.
« Leur courage, leur engagement et leur détermination sont essentiels pour protéger les communautés et sauver des vies », ajoute la même source.
MSF répond actuellement à l'épidémie d'Ebola dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, de la Tshopo et du Haut-Uélé. L'organisation réaffirme rester engagée aux côtés des autorités sanitaires congolaises et des communautés touchées pour tenter de maîtriser l'épidémie.
David Aluta