Nord-Kivu : Des nouveaux affrontements entre deux groupes armés à Lubero, l’administrateur rassure la population
Des nouvelles hostilités ont opposé deux groupes armés en chefferies des Baswagha, territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu, samedi 10 Septembre 2022. Il s’agit présumés Maï-Maï de l’Union des patriotes pour la Libération du Congo (UPLC) et la coalition Mazembe-Yira Yifagiyo qui se disputent le contrôle du village Mabambi, dans le groupement Mughola.
Les sources locales renseignent que la coalition Mazembe-Yira Kifagiyo a attaqué les Maï-Maï de l’UPLC aux environs de 5 heures locales de samedi.
Cette coalition a tué 3 des hommes de l’UPLC. « Aux environs de 8 heures, 2 autres combattant UPLC ont été tués dans une embuscade tendue à moins de 2 Km de Mabambi par les éléments de Mazembe-Yira Yifa giyo. En provenance de Buyinga, une vingtaine de Kilomètres de Mabambi, ils venaient en renfort à leurs troupes.», ajoutent-elles.
Leur conducteur, un commerçant de Buyinga arrêté de force à mi-chemin, a aussi été tué au cours de cette embuscade.
Les sources sécuritaires dans zone dressent un bilan provisoire de 6 morts dont un civil et 5 miliciens de l’UPLC ainsi que 3 armes AK47 récupérées par la coalition Yira Kifagiyo.
Réagissant à ces nouveaux affrontements, l’administrateur du territoire de Lubero déplore l’activisme accru des groupes armés dans son territoire.
« Il y a vraiment activisme des groupes armés maintenant dans notre territoire. C’est regrettable. Mais nous ne croisons pas le bras. Les autorités ont saisi de cette situation. Je sais que d’ici peu elle sera décantée. Le programme DDRC-S est là mais pas encore actif sur le terrain », fustige le colonel Kiwewa Mitela Alain jugé inopportune la poursuite des hostilités alors que le programme de désarmement, débilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS) est déjà activé.
L’autorité territoriale rassure que des mesures nécessaires sont déjà envisagées pour sécuriser la population.
Le territoire de Lubero connaît depuis la proclamation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, une résurgence des groupes armés locaux. Ces derniers non font la loi en instaurant des taxes appelées « jeton », mais aussi tuent des civils, des éléments de forces de l’ordre et de la défense et pillent les biens de la population.