La situation sécuritaire dans le Nord-Kivu continue de se détériorer, plongeant la population de Goma et ses environs dans une profonde angoisse. Ce jeudi, un accident impliquant un char de combat et une ambulance jeep a été signalé sur l'axe Goma-Sake. Si le bilan humain reste à confirmer, cet incident reflète la tension extrême qui règne dans cette zone.
Sake : une ligne de front sous haute pression
La cité de Sake, située à seulement quelques kilomètres de Goma, est devenue le théâtre d’intenses affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23. Ces combats, qui mettent en péril le dernier rempart protégeant Goma, ont provoqué un climat de panique dans la ville, où des mouvements militaires massifs et des déplacements de population sont observés.
Un exode vers le Rwanda et une ville paralysée
Face à l’insécurité croissante, certains habitants de Goma fuient vers le Rwanda, cherchant refuge au-delà des frontières. Parallèlement, des véhicules militaires de la MONUSCO et de la SADEC sillonnent la ville, tandis que des miliciens Wazalendo rejoignent les FARDC en provenance de la ligne de front. Ces déplacements inhabituels accentuent la confusion générale.
Dans les quartiers ouest de Goma, notamment Mugunga et Lac Vert, proches des zones de combat, le calme apparent est troublé par un silence angoissant.
Fermeture des écoles et crainte généralisée
Dans une mesure drastique, toutes les écoles de Goma ont été fermées, les élèves renvoyés chez eux. Cette décision, motivée par la situation critique à Sake, témoigne de la gravité des événements. Les parents, pris entre inquiétude pour leurs enfants et incertitude quant à leur sécurité, expriment leur désarroi.
Une ville au bord du gouffre
Alors que Goma s’enfonce dans une crise sans précédent, les habitants appellent à une réponse rapide des autorités et de la communauté internationale. La préservation de la sécurité dans cette région stratégique est essentielle pour éviter une catastrophe humanitaire.
Diddy KAMBALE MASTAKI