Un nouveau drame vient d’être signalé dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. La société civile locale dénonce l’assassinat d’un civil survenu le 5 mars 2026 dans le village de Kiringi, situé à Basi Kikela dans le groupement Basikalangwa, secteur de Ngandja.
Selon les informations confirmées par la société civile de Fizi, un homme armé non autrement identifié serait l’auteur du meurtre de ce ressortissant burundais nommé Innocent Ndayishimiye. La victime aurait succombé sur place à ses blessures.
Face à cet acte, la société civile du territoire de Fizi exprime une vive indignation. Son président, Me Jacques Alimasi, condamne fermement ce qu’il qualifie d’« acte inhumain » et appelle les autorités à agir rapidement pour que le présumé auteur soit identifié, arrêté et traduit en justice.
« Nous condamnons cet acte inhumain. Il est regrettable de constater que certains militaires des FARDC, dont la mission est de protéger les populations civiles, se livrent à des violations graves des droits humains. Le gouvernement doit retrouver rapidement l’auteur afin qu’il réponde de ses actes devant les instances judiciaires compétentes », a déclaré Me Jacques Alimasi.
La société civile s’inquiète également des conséquences diplomatiques qu’un tel incident pourrait avoir, la victime étant de nationalité burundaise. Selon elle, la répétition de ce type d’actes risque de fragiliser les relations entre la République démocratique du Congo et le Burundi, deux pays voisins.
Le territoire de Fizi continue de faire face à une insécurité persistante. Plusieurs organisations locales évoquent régulièrement des cas d’arrestations arbitraires, d’exactions et d’abus commis contre les populations civiles. La société civile regrette par ailleurs ce qu’elle considère comme une certaine légèreté du système judiciaire congolais face aux auteurs et commanditaires de ces violences.
Elle appelle ainsi les autorités militaires et judiciaires à prendre des mesures fermes afin de mettre fin à l’impunité et restaurer la confiance entre les forces de sécurité et les populations locales.
David Aluta