Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé la récupération d’un important stock d’armes de guerre dans la province de l’Ituri, illustrant une avancée notable dans la lutte contre les groupes armés actifs dans cette région instable dans l’Est du pays.
D’après Lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel Ituri, cette opération a permis de mettre la main sur plus de 145 fusils d’assaut de type AK-47, huit mitrailleuses PKM, ainsi que des mortiers, des armes d’appui et quatre lance-roquettes RPG-7. Cet arsenal était dissimulé dans une cache dont l’emplacement a été révélé grâce à des informations fournies par la population locale.
Cette saisie met en lumière un élément clé de la stratégie sécuritaire actuelle : la collaboration entre civils et forces armées. Les autorités militaires estiment que ce type de coopération constitue un levier essentiel pour identifier et démanteler les réseaux de groupes armés, souvent ancrés au cœur des communautés.
Au nom du gouverneur militaire de l’Ituri, Lieutenant-Général Johnny Luboya, l’armée a salué l’implication de la communauté Hema, en particulier celle des jeunes, pour leur rôle dans la dénonciation des détenteurs illégaux d’armes. Un signal que les autorités souhaitent voir se multiplier dans l’ensemble de la province.
Alors que l’Ituri reste confrontée à des violences récurrentes liées à la prolifération d’armes et à l’activisme de groupes armés, cette opération apparaît comme un indicateur encourageant. Les FARDC affirment leur détermination à poursuivre les actions de terrain, tout en appelant à une mobilisation accrue des populations pour consolider les efforts de stabilisation et de retour à la paix.
Joël Heri Budjo