L’organisation État Islamique a revendiqué la dernière attaque meurtrière dans la région de Beni, au Nord-Kivu, affirmant que ses combattants ont tué seize (16) personnes lors d’une opération menée près de Mayangose, à l’est de la ville.
Dans un communiqué diffusé dimanche par ses canaux de propagande, le groupe affirme que ses combattants ont mené une attaque dans la région de Beni, qu’il désigne comme relevant de sa « Province d’Afrique centrale ».
« Par la grâce de Dieu, les soldats du califat ont capturé seize combattants chrétiens près du village de Mayangose, dans la région de Beni », indique le communiqué.
Le groupe ajoute que les victimes auraient ensuite été exécutées et que des moyens de transport ont été incendiés.
« Ils les ont ensuite tués et ont incendié trois motos », poursuit le texte.
Cette revendication intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans les environs de Beni. Au cours du week-end, plusieurs attaques attribuées aux ADF ont été signalées à Ngadi et sur l’axe Vemba-Katota, où au moins vingt et un (21) civils ont été tués selon des sources locales.
Les autorités Congolaises n’ont pas encore confirmé les faits décrits dans ce communiqué ni le bilan avancé par l’organisation jihadiste. Les chiffres publiés dans les revendications de l’État Islamique diffèrent régulièrement des informations recueillies sur le terrain par les services de sécurité et les organisations locales.
Depuis plusieurs années, l’État islamique revendique certaines attaques menées par les ADF dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Ces communiqués visent généralement à démontrer la capacité opérationnelle actuelle du groupe et à renforcer son influence auprès de ses sympathisants et bailleurs des fonds.
Le texte publié dimanche présente les victimes comme des « combattants », sans fournir d’éléments permettant de vérifier leur identité ou leur appartenance. À ce stade, aucune source indépendante n’a confirmé les circonstances exactes évoquées dans la revendication.
Cette nouvelle communication du groupe intervient alors que la région de Beni reste confrontée à une insécurité persistante malgré les opérations militaires menées par les FARDC et les forces Ougandaises dans le cadre de l’opération Shujaa.
Pour les habitants, ces revendications rappellent surtout la menace constante que représentent les groupes armés dans cette partie du Nord-Kivu, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux violences.
Diddy Mastaki