Siyapata Sikuzani Anuarité, âgée d'une quarantaine d'années qui vivait avec sa mère de plus de 70 ans, célibataire et enseignante de son état, a été retrouvée morte après avoir été victime d'un viol avant d'être pendue par les hommes armés et habillés en tenues militaires par les noms non encore identifiés à Kanzana Milango dans le village de Bugamba 1, en territoire de Nyiragongo proche de la ville de Goma.
Cet énième acte de violence intervient dans un contexte sécuritaire tellement tendu avec l'occupation de la ville de Goma par la rébellion du M23 soutenu par les Rwanda.
Selon Jules Ngeleza, Président du conseil communal de la Jeunesse de Goma et défenseur des droits humains qui alerte Congorassure.cd en premier pendant que les Congolais se souviennent en ce jour des victimes disparues dans les guerres d'agression qui durent depuis 30 ans pour des fins économiques.
« Ce cas met en lumière la persistance des atrocités et des souffrances dont continuent d'être victimes les populations civiles dans les villes et villages sous domination de la rébellion du M23 appuyée par le Rwanda », a-t-il déclaré.
Pour lui, le génocide Congolais doit impérativement être reconnu par les organisations régionales et la communauté intérnarionale et la création d'un tribunal pénal international pour la RDC en vue d'écouter et juger tous les auteurs des massacres et crimes commis à l'Est du pays pour que les victimes connaissent la réparation et les garanties de non répétition.
Depuis la prise de Goma et Bukavu, la rébellion de l'AFC-M23 est accusé de commettre plusieurs exactions, les rapports des ONG humanitaires pointent directement certaines responsables sous sanctions être derrière actes.
Rédaction