À Butembo, les autorités locales passent à la vitesse supérieure dans la lutte contre l’occupation désordonnée de l’espace public. Un ultimatum de 48 heures a été accordé, ce mercredi 08 avril 2026, aux propriétaires de kiosques érigés de manière anarchique le long des principales artères de la ville.
Cette décision, prise par une commission ad hoc, intervient après une phase de sensibilisation menée auprès des occupants concernés. Les autorités appellent à une évacuation volontaire afin de prévenir tout recours à des mesures coercitives susceptibles d’entraîner des pertes matérielles.
Des axes stratégiques ciblés
L’opération concerne notamment le boulevard Mgr Kataliko ainsi qu’une partie du boulevard Président de la République, deux axes majeurs de circulation régulièrement affectés par des installations informelles.
Selon des sources locales, ces occupations entravent non seulement la fluidité du trafic, mais posent également des problèmes de sécurité et d’aménagement urbain dans une ville en pleine croissance.
Derrière cette mesure, les autorités affichent une volonté de restaurer l’ordre urbain et de réorganiser les espaces publics. Toutefois, cette opération soulève également des enjeux sociaux, dans un contexte où de nombreux ménages dépendent de ces activités informelles pour leur subsistance.
L’équilibre entre régulation urbaine et préservation des moyens de survie reste ainsi un défi majeur pour l’administration locale.
Avec cet ultimatum, la mairie semble déterminée à faire respecter ses décisions après la phase de sensibilisation. L’échéance fixée pourrait marquer le début d’opérations de déguerpissement en cas de non-respect des consignes.
À Butembo, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de reprise du contrôle de l’espace public, dans un contexte urbain où l’expansion rapide accentue les tensions entre ordre administratif et réalités socio-économiques.
Diddy Mastaki