À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée le 02 novembre, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section provinciale de l’Ituri, dénonce les multiples atteintes à la sécurité des professionnels des médias. Elle réclame des enquêtes judiciaires indépendantes, des mesures de protection et la manifestation de la vérité sur l’assassinat du journaliste Thierry Lole Banga, tué dans la nuit du 28 au 29 décembre 2025.
Dans un état des lieux rendu public mardi 03 novembre 2026, à cette occasion, l’UNPC Ituri évoque notamment les menaces, intimidations, agressions physiques et psychologiques, arrestations arbitraires ainsi que les pressions auxquelles les journalistes sont confrontés dans l’exercice de leur métier.
L’organisation exprime également ses préoccupations face au harcèlement sexuel, aux abus à caractère sexuel et aux discriminations visant les femmes journalistes en milieu professionnel. Elle appelle les autorités judiciaires à accorder une attention particulière aux plaintes des victimes et les responsables des médias à renforcer les mécanismes de prévention et de signalement.
S’agissant de l’assassinat de Thierry Lole Banga, l’UNPC exige que les circonstances du meurtre soient établies, que les présumés responsables soient identifiés et traduits en justice conformément à la loi. Elle considère que le traitement judiciaire de ce dossier est essentiel pour lutter contre l’impunité et prévenir de nouveaux crimes contre les professionnels des médias.
Dans ses revendications, l’organisation interpelle les autorités judiciaires sur la nécessité de mener des enquêtes impartiales et approfondies. Elle sollicite également l’implication du Gouverneur militaire de l’Ituri pour renforcer les mécanismes de protection des journalistes, garantir le respect de la liberté de la presse par les services de sécurité et instaurer un dialogue régulier avec les organisations professionnelles.
Par ailleurs, l’UNPC appelle les journalistes et responsables des médias à renforcer leur solidarité, à respecter l’éthique et la déontologie et à promouvoir des environnements professionnels exempts de harcèlement et de violences. Elle invite également les partenaires nationaux et internationaux à soutenir les initiatives de protection et d’assistance juridique et psychosociale aux victimes.
« Aucun journaliste ne devrait perdre la vie pour avoir exercé son métier », rappelle l’organisation dans son document.
À travers cette interpellation, l’UNPC Ituri souligne que la protection des journalistes relève d’une responsabilité collective. Elle estime que mettre fin à l’impunité des crimes contre les professionnels des médias constitue une exigence fondamentale pour préserver la liberté de la presse, l’État de droit et le droit de la population à une information libre et indépendante.
Joël Heri Budjo