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Ituri : Carnage à Djugu, l’armée parle d’un affrontement entre la Codeco et la milice Zaïre pour le contrôle d’un site minier

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Ituri : Carnage à Djugu, l’armée parle d’un affrontement entre la Codeco et la milice Zaïre pour le contrôle d’un site minier


« Il y a une carrière de mine d’or qui est exploitée artisanalement à 7km de PLUTO, appelée camp blanquette. Deux groupes armés se battent pour le contrôle de cette carrière, à savoir les miliciens de la CODECO et du Zaïre », a déclaré le porte-parole de l’armée congolaise en Ituri, faisant référence à la tragédie de Djugu.

Ituri : Carnage à Djugu, l'armée parle d'un affrontement entre la Codeco et la milice Zaïre pour le contrôle d’un site minier

Le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi (photo), porte-parole du gouverneur militaire de l’Ituri et de l’armée dans cette région, a enfin brisé le silence après le carnage survenu sur un site minier appelé Blanquette dans le territoire de Djugu (Ituri).

Dans un communiqué rendu public lundi, le porte-parole des Forces armées congolaises a déclaré que les miliciens de la Codeco et ceux du groupe d’autodéfense dit Zaïre se battaient pour l’occupation de ce site minier et que la population victime s’est retrouvée entre les feux des deux ennemis.

Parallèlement, le lieutenant Jules Ngongo indique que depuis un certain temps, il y a des attaques et des affrontements entre les groupes armés, notamment le Mouvement d’autodéfense dit Zaïre et la milice CODECO dans le territoire de Djugu. Ces affrontements se déroulent dans la zone minière pour le contrôle des ressources en attaquant les paisibles citoyens du secteur de Banyali-Kilo, de la Commune rurale de Mungbwalu, et de la chefferie de Mabendi, précise le militaire.

« En outre, lors des affrontements et des attaques meurtrières, ces groupes armés utilisent la population pacifique comme boucliers humains et opèrent même la nuit », déplore Jules Ngongo dans le communiqué de l’armée, exploité par CONGORASSURE.CD.

Le porte-parole militaire Jules Ngongo exprime par la même occasion « le regret » du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny face à cette tragédie qui a coûté la vie à plus de 50 civils et plusieurs autres blessés ainsi que d’énormes dégâts matériels.

« Tout en présentant nos condoléances aux familles des victimes, nous demandons à notre population de se désolidariser de ces hors-la-loi même s’ils sont de la même communauté. Nous rassurons la population que toutes les mesures de sécurité sont en place pour renforcer la sécurité dans la région et que justice sera faite, car ces actes ignobles ne resteront jamais impunis », a ajouté le porte-parole de l’armée.

Le dimanche 8 mai 2020, au moins 50 civils, dont une femme enceinte et un bébé de quatre mois, ont été tués dans une attaque sanglante attribuée au niveau local aux miliciens de la CODECO. Des sources de la région, dont celles de la société civile, font état d’un bilan d’au moins 55 morts, 34 blessés et plus de 100 personnes qui n’ont pas encore répondu à l’appel.

Marcus Jean Loika, BUNIA
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