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Ituri : Plus de 2.000 enfants déplacés âgés de 3 à 14 ans se lancent dans la mendicité à Bunia (RAD)

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Par Marcus J. LoikaBunia/Ituri 

Les atrocités et les multiples attaquent qui secouent ces derniers temps la province de l’Ituri, laissent derrière elles plusieurs victimes, notamment des enfants. Livrés à eux-mêmes, ils se trouvent dans l’obligation de définir du haut de leurs jeunes âges des voies et moyens pour manger à leurs faims.

Dans un rapport présenté par L’Asbl Réseau d’Associations pour le Développement Durable,RAD, ils sont plus au moins 2.033 enfants, déplacés de guerre, venus principalement des territoires de Djugu et Irumu, à mendier dans différents rues et coins chauds de la ville de Bunia.

Ces enfants quémandent des sommes d’argent dérisoires à tous les passants qu’ils croisent sur leurs chemins. Les sommes récoltées par les jeunes « apprentis » mendiants, leurs servent pour l’achat de leurs repas ainsi qu’à nourrir leurs petites familles, vivant sous les bâches , éparpillées dans différents sites des déplacés de la ville de Bunia.

La majorité de ces enfants est âgé de 3 à 14 ans. « Malheureusement, tous ne fréquentent plus l’école », alerte RAD. Cette ASBL prévient que cela présente un danger pour le futur, et qu’on ne devrait surtout pas le prendre à la légère.

RAD alerte également que certains de ces enfants se lancent déjà dans des mauvaises pratiques et certains commencent déjà à se distinguer par les vols, la prise d’alcool forte et à fumer, malgré le jeune âge.

Il exhorte les autorités politico-administratives mais aussi les ONGs qui s’occupent des enfants d’encadrer ces jeunes déplacés. « L’inaction face à ce phénomène est une autre forme de traite des enfants qui est reconnu au titre des crimes contre l’humanité » a martelé Florent Nzama,  coordonnateur de l’Asbl RAD.

Le rapport présent par RAD a été réalisé entre Novembre 2020 et Mars 2021. Plusieurs projets ont été envisagés pour l’encadrement de ces enfants mais sans impacts sur terrain. Entre temps, Certains enfants, sans abris, n’ont eu aucun autre choix que celui de faire du boulevard de la libération leur « maison ».

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