Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné, depuis le 17 avril 2026, l’ouverture d’enquêtes judiciaires visant des faits susceptibles de constituer des infractions de détournement de deniers publics, de corruption, de concussion et autres infractions connexes prévues et réprimées par le Code pénal.
Selon un communiqué officiel rendu public dimanche 19 avril, cette décision est prise en application de l’article 70 de la loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013, relative à l’organisation et aux compétences des juridictions de l’ordre judiciaire.
Les faits en cause portent sur un contrat conclu entre le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), relatif à la réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani.
D’après les premiers éléments d’information, corroborés par des constats de terrain et un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), un écart jugé important et non justifié est relevé : 3,3 millions de dollars américains, entre l’enveloppe initialement sollicitée (700 000 USD) et les fonds effectivement décaissés (4 millions USD).
Les mêmes sources font également état d’un décalage entre l’exécution des travaux et les montants engagés, ainsi que de graves insuffisances dans le contrôle, la traçabilité des documents et la supervision technique. Ces éléments ont conduit, sans préjudice de la présomption d’innocence, à la mise en mouvement de l’action publique et à l’ouverture d’investigations approfondies.
Le ministre de la Justice a enfin insisté sur la nécessité de conduire la procédure dans le strict respect de l’indépendance de la justice, du principe du contradictoire et des droits de la défense. Il a réaffirmé que la protection des deniers publics, la lutte contre l’impunité et la répression des atteintes à la probité demeurent des priorités de l’action gouvernementale.
Gloire Malumba