À l’audience consacrée au procès des généraux, la défense du général d’armée Christian Tshiwewe Songesa conteste la deuxième infraction retenue à sa charge, à savoir le « complot ». Les avocats mettent en doute la participation personnelle de l’ancien chef d’état-major général des FARDC aux faits qui lui sont reprochés.
Devant la Haute Cour militaire, les avocats de Christian Tshiwewe s’interrogent notamment sur le rôle précis que leur client aurait joué dans le prétendu complot évoqué par l’accusation.
Selon la défense, le ministère public soutient que le général Tshiwewe aurait été influencé par son directeur de cabinet, le lieutenant général Maurice Nyembo, pour prendre part à ce complot.
L’accusation évoquerait également des réunions qui auraient été organisées à la résidence de Christian Tshiwewe, alors que celui-ci n’y aurait pas été présent.
C’est précisément sur cette question que la défense entend appuyer son argumentation.
Les avocats demandent à l’accusation de préciser le mode de participation qui serait imputé à leur client.
« Quelle est exactement sa participation ? Est-il auteur, co-auteur ou complice ? », s’interrogent-ils devant la Haute Cour militaire.
Pour la défense, l’accusation ne permettrait pas, dans sa formulation actuelle, d’établir clairement un lien personnel entre Christian Tshiwewe et les faits constitutifs du prétendu complot.
Les avocats parlent ainsi d’une « obscurité de libellé », estimant que la participation personnelle du général n’est pas suffisamment déterminée.
Sur cette base, les conseils de Christian Tshiwewe demandent à la Haute Cour militaire de rejeter la deuxième infraction mise à sa charge.
La défense qualifie cette accusation de « fiction », considérant qu’elle ne reposerait pas sur une description suffisamment précise du rôle personnel attribué au général dans le prétendu complot.
La Haute Cour militaire devra ainsi examiner les arguments de la défense et les éléments avancés par l’accusation afin de déterminer si l’infraction de complot peut être juridiquement retenue à l’encontre de Christian Tshiwewe.
Diddy Mastaki