Justice

La question de la détention provisoire de Jean-Marc Kabund se pose

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La question de la détention provisoire de Jean-Marc Kabund se pose 


L’ancien patron du parti présidentiel et premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Marc Kabund sera-t-il placé en détention provisoire ? « Pas pour l’instant », répondent ses avocats.
Deuxième comparution de Jean-Marc Kabund devant la cour : La question de sa détention provisoire se pose
Jean-Marc Kabund, ancien présidente du parti présidentiel en démêlé avec la justice pour outrage au Chef de l’Etat.

Ce mardi 2 août 2022, l’audition du président de l’Alliance pour le changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund qui est accusé d’outrage au président de la République, devait normalement se poursuivre. Toutefois, l’ancien proche collaborateur du Chef de l’Etat qui s’est déplacé jusqu’au parquet général près de la Cour de cassation pour l’instruction de l’affaire le concernant, ne peut pas être détenu provisoirement, selon l’un de ses avocats.

Il a déclaré que le procureur doit respecter la procédure. C’est-à-dire revenir devant l’Assemblée nationale et demander la levée des immunités de monsieur Kabund. « Il est impossible que Jean Marc Kabund soit détenu provisoirement parce que l’Assemblée nationale n’a pas levé ses immunités », a-t-il dit, alors que la question se pose de plus en plus. Si l’on se fie à  ses propos, l’ancien président a.i du parti au pouvoir ne risque pas d’être « mapé ».

Pour l’instant il est difficile de se prononcer sur la position de la cour quant à ce, d’autant plus que l’audition de Jean-Marc Kabund a été renvoyée à la huitaine, donc pour le mardi prochain. CONGORASSURE.CD apprend des sources judiciaires qu’il a été demandé à l’ancien premier vice-président de l’assemblée nationale de rentrer chez lui.

D’autres sources avancent que la nouvelle mise en place au parquet général près la cour de cassation a été évoquée comme motif auprès des avocats de l’ancien cadre du régime Tshisekedi, pour expliquer ce report.

Parallèlement, dans le camp présidentiel, les avis restent partagés sur la suite à réserver à cet ancien collaborateur. Alors que d’autres proches  du Président de la République soutiennent l’option de l’arrestation de Jean-Marc Kabund, d’autres beaucoup plus modérés, veulent que le nouvel opposant ne soit que bousculé.

Jeudi dernier, l’ancien 1er vice-président de l’Assemblée nationale a quitté la salle d’audience de la Cour de cassation avec une sérénité compacte, brandissant les deux (2) doigts en l’air, signe de victoire, avant de prendre place dans son véhicule qui était escorté par de nombreux militants de son parti nouvellement créé, chantant à sa gloire sur le chemin du retour.

Officiellement, rien n’a filtré de cette première journée d’audience. Peu loquace, le collectif de ses avocats s’est seulement insurgé contre l’attitude du procureur qui a exigé un nombre précis, entre deux (2) et trois (3), pour les avocats qui devraient constituer sa défense.

Pour rappel, Jean-Marc Kabund est poursuivi pour avoir tenu des propos jugés « outrageants » à l’égard des institutions du pays, dont le Président de la République, lors de sa conférence de presse du lundi 18 juillet.

Daudi Amin & KMC 

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