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Les brassages et mixages qu’ont subi les FARDC minent leur efficacité (Société civile Nord-Kivu)

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Par Congorassure

La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu a passé en revue la situation sécuritaire qui prévaut sur toute l’étendue de la province. Ce 13 avril, elle est revenue avec force détails sur certains facteurs, qui selon elle, anéantissent tout effort dans la pacification de la région.

Pour la société civile, le flou entretenu quand il s’agit des effectifs des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo constitue l’un de ses facteurs. «  Le flou des effectifs actualisés des FARDC pousse le gouvernement à planifier sur base des fausses données » explique la coordination.

Quant aux différents brassages et mixages qu’il y a eu au sein de l’armée les années passées, la coordination provinciale de la société civile ne mâche pas ses mots. Elle explique qu’après analyse, il s’avère que la décision de brasser et de mixer différents éléments dans l’armée constituent l’un des facteurs majeurs qui ont eu des effets nocifs sur l’efficacité des FARDC. Une efficacité amoindrie qui, malheureusement, s’observe jusqu’à ce jour.  

L’absence des relèvements réguliers des policiers, militaires et cadres de l’administration , les manipulations politiciennes, la présence de plusieurs groupes armés et coalitions de ceux-ci dans la province,le faible enrôlement des jeunes dans les FARDC, la collaboration avérée de certains militaires avec les groupes armés, l’exploitation illégale des ressources, les policiers et militaires qui excellent dans l’affairisme,…sont autant des facteurs soulevés par la coordination provinciale de la Société Civile.

Réagissant aux marches anti-MONUSCO qui ont secoué les jours écoulés plusieurs agglomérations du Nord-Kivu, la société civile se range du côté des manifestants. Elle estime que « l’inefficacité des forces de la MONUSCO face aux massacres des civils et violation des droits humains est la cause de demande de son départ. »

Revenant sur la question épineuse de Beni, cette structure déplore le fait qu’il y ait absence des statistiques réelles des morts dans les massacres et non établissement des certificats de décès par les officiers d’Etat Civil.  Pour la coordination provinciale de la société civile, cela obstrue la vraie réalité.

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