La situation sécuritaire au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, reste tendue. Ces derniers jours, après l’entrée des rebelles dans la ville de Goma, au Nord-Kivu, par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, l'inquiétude gagne du terrain dans cette partie du pays.
Plusieurs agglomérations de la province du Sud-Kivu sont sous la menace pressante des rebelles du M23, selon diverses sources locales. Toutefois les éléments de l’armée régulière restent déterminés. À Kinyenzire, des affrontements sont rapportés, par des témoins sur place.
Face à cette situation, le gouvernement provincial du Sud-Kivu a fait un appel à l'unité nationale. Un appel consécutif à une démonstration d'unité, durant laquelle la société civile, guidée par l'Église catholique, a organisé une marche pour soutenir les efforts des forces armées congolaises.
Parallèlement, le Vice-Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Elakano, a pris la parole et s’est adressé à la population de Baraka. Lors d’un meeting, il a exhorté les jeunes à rejoindre les rangs des forces armées de la République Démocratique du Congo, soulignant l'importance de soutenir le Chef de l'État dans ses efforts pour sauvegarder la démocratie.
"Nous devons soutenir le Chef de l'État. Les jeunes doivent intégrer l'armée. Je suis Muzalendo. Suivez l'exemple du chef qui se dévoue entièrement pour faire de la démocratie un modèle pour les Congolais” a déclaré Jean-Jacques Elakano assurant que cette guerre menée par le M23 touche à sa fin et saluant la “détermination inébranlable du Président congolais”.
Il sied de noter que le Sud-Kivu fait face aux autres mouvements rebelles dans le Fizi où sévit l’activisme des RED TABARA et MAKA NIKA. Ces deux groupes sont également soupçonnés d’être soutenus par le Rwanda. Les forces armées régulières du Burundi sont quant à elle visibles dans de nombreuses zones, de Fizi jusqu'à Bukavu.
En effet, récemment le Président burundais, Evariste Ndahishimiye, a réaffirmé sa volonté de protéger les frontières de son pays. Sans détour, il a pointé du doigt le Rwanda comme une menace pour la région.
David Aluta Henoch, Bukavu