Les mouvements d’autodéfense des communautés victimes des atrocités commises en province de l’Ituri ont accepté volontairement adhéré au programme de désarmement démobilisation relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) en cours d’exécution.
Plus de milles combattants se sont rendus avec une centaine d’armes remises. Au terme du désarmement de ces éléments, les responsables du programme ont débuté l’attribution des cartes de démobilisés à ces miliciens qui se sont rendus.
Sans cahier de charge, ce mouvement se laisse entièrement au gouvernement Congolais pour assurer la sécurité des populations et les membres désarmés dans la localité de Mabanga, chefferie des Mambisa, dans le territoire de Djugu.
« Nous voulons la paix. Nous avons accepté la main du Chef de l’Etat. La raison qui nous avait poussé à prendre les armes, c’est parce que nos communautés étaient tuées par la CODECO. Que le gouvernement prend en charge notre sécurité, nous refusons la tuerie de nos membres. Nous tirons l’attention du gouvernement de protéger nos membres », a déclaré, Monsieur Baraka Amos, responsable du groupe d'autodéfense.
Cependant, la coordination provinciale de l’autodéfense des communautés victimes désapprouve la thèse faisant croire au manque d’effectif dans la province de l’Ituri, voire dans le territoire de Djugu. D’après Jean-Marie Ndjadjole, porte-parole, les éléments des FARDC sont toujours présents où leur entité contrairement aux réalités des zones sous contrôle de la CODECO.
« Nous apprenons qu’il y a un problème d’effectif militaire en Ituri pour protéger les communautés victimes. Nous estimons que c’est faut ce problème car les militaires sont déployés dans des sites miniers, pour garder les chinois », a-t-il affirmé.
Cependant, les mouvements d’autodéfense insistent sur le renforcement de dispositifs militaires pour la protection des populations face aux exactions de CODECO qui gare encore les armes.
Joël Heri Budjo