L'annonce de la nomination d'Amani Bahati Shadrack, un jeune d’originaire du territoire de masisi, en tant que vice-gouverneur du Nord-Kivu en charge des finances et de développement, par les rebelles du M23-AFC ce mercredi est accueillie avec un certain scepticisme, voire un désintérêt, par une partie de l'opinion publique à Goma dans l'Est de la RDC.
Alors que "des laboratoires politiques" affirment que ce dernier serait un membre du BUREC de Julien Paluku, le secrétaire inter fédéral de ce parti politique au Nord-Kivu, Élie Nzaghani tord le cou à l'intox et précise que Amani Bahati Shadrack a débuté sa carrière politique en tant que suppléant du député provincial Bauma Serenge Célestin, élu du territoire de Masisi et membre du BUREC. En 2019, lorsque le député Serenge a été nommé à la tête de la Direction Générale des Recettes du Nord-Kivu (DGRNK), son suppléant est devenu naturellement député provincial, explique t-il.
À l'en croire, suite à la décision de reconduire les élus de Rutshuru et Masisi de 2018 pour la nouvelle législature, le député Serenge a opté pour son siège à l'assemblée provinciale et cette décision a provoqué la colère de Amani Bahati Shadrack, qui a quitté la ville de Goma pour rejoindre officiellement le M23, marquant ainsi son auto-exclusion du BUREC conformément aux textes du parti.
Alors que la nomination de Amani Bahati Shadrack en tant que vice-gouverneur du Nord-Kivu par le M23 apparaît comme une conséquence logique de son ralliement à ce mouvement rebelle et semble être collée au BUREC par des langues calomnieuses, le secrétaire Inter fédéral du BUREC Nord-Kivu précise que cette nomination est un non-événement et ne concerne en rien le parti de Julien Paluku qui est mobilisé derrière le Chef de l’État Félix Tshisekedi pour un retour total de la paix dans l'Est de la RDC.
Daudi Amin