Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, a connu un bain de sang en seulement 48 heures. Selon le ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, plus de quatre mille (4 000) personnes ont été tuées dans la ville, victimes d'exécutions sommaires.
« En 48 heures seulement, plus de 4 000 morts à Goma. Des hommes et des femmes abattus. Des enfants, témoins d'exécutions sommaires, tués sans distinction ou exécutés avec une précision glaçante. Comme le chef coutumier de Kiziba, abattu avec son épouse et ses trois (03) enfants le 11 février, où l'artiste Delca Idengo, assassiné le 13 février pour imposer le silence. »
Depuis la prise de Goma par le M23, la ville vit sous une tension permanente. Des témoignages font état de violences systématiques contre la population civile, avec des meurtrières ciblées visant notamment les leaders communautaires, les intellectuels et les artistes engagés.
L’assassinat du chef coutumier de Kiziba et de sa famille ainsi que celui de l’artiste Delca Idengo illustrent la brutalité de cette répression. Ce dernier, connu pour ses prises de position critiques, aurait été tué pour étouffer toute voix dissidente.
Des appels à l’action face à l’horreur
Les massacres rapportés suscitent une vague d’indignation et d’inquiétude à l’échelle nationale et internationale. Des organisations de défense des droits humains appellent à une intervention urgente pour protéger les populations civiles et enquêter sur ces atrocités.
Les autorités Congolaises accusent le M23 d’être responsable de ces tueries et appellent la communauté internationale à condamner fermement ces actes et à prendre des mesures contre les auteurs de ces crimes.
Alors que la ville de Goma reste sous tension, les habitants vivent dans la peur, redoutant de nouvelles exactions. La situation humanitaire se détériore et les regards sont tournés vers les instances internationales pour voir quelles actions seront entreprises face à cette tragédie.
Diddy MASTAKI