Alors que les combats s’intensifient dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), la Belgique durcit le ton contre Kigali. Bruxelles propose une série de sanctions à l’encontre du Rwanda, accusé de soutenir la rébellion du M23.
Dans un contexte de tensions croissantes entre Kinshasa et Kigali, la Belgique prône des sanctions individuelles contre des responsables Rwandais impliqués dans le soutien au mouvement rebelle. Cette mesure viserait à restreindre leur accès aux ressources financières et à les isoler diplomatiquement.
Par ailleurs, Bruxelles annonce également la suspension du dialogue en matière de sécurité et de défense avec le Rwanda. Cette décision marque une rupture dans la coopération militaire entre les deux pays, alors que Kigali continue de nier toute implication dans le conflit Congolais.
Dans le domaine économique, la suspension du Mémorandum d’entente sur les matières premières critiques est également envisagée. Ce document régissait la coopération entre la Belgique et le Rwanda dans l’exploitation et l’exportation de ressources stratégiques, dont certaines proviennent de la partie Est de la RD Congo, une région riche en minerais.
Enfin, une autre mesure forte concerne la suspension du financement de l’armée Rwandaise au Mozambique. Ce soutien visait à aider Kigali dans sa lutte contre le terrorisme dans la région de Cabo Delgado, mais la Belgique remet en cause ce financement en raison du rôle controversé du Rwanda dans la crise Congolaise.
Ces propositions de sanctions marquent une escalade dans les pressions internationales contre Kigali, alors que la communauté internationale peine à trouver une solution durable au conflit en RDC. Reste à savoir si d'autres pays suivront l’exemple Belge pour contraindre le Rwanda à revoir sa politique dans la région.
Diddy MASTAKI