La Fédération de Russie a réaffirmé sa disposition à accompagner les initiatives visant au rétablissement de la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo, tout en reconnaissant qu’aucune solution rapide ne se dessine face à la complexité du conflit.
S’exprimant sur la situation sécuritaire dans la région, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné la profondeur et la nature multidimensionnelle de la crise qui secoue la partie Est Congolaise depuis plusieurs décennies. Selon lui, les dynamiques actuelles, marquées par la persistance des groupes armés, les ingérences régionales et les rivalités géopolitiques, rendent toute issue immédiate peu probable.
« Moscou entretient des relations étroites avec la République démocratique du Congo et le Rwanda et se dit prête à apporter son assistance si celle-ci est sollicitée », a déclaré le chef de la diplomatie russe, insistant sur la volonté de son pays de jouer un rôle constructif, dans le respect des États concernés.
Par cette prise de position, la Russie se présente comme un acteur ouvert à l’accompagnement des processus diplomatiques et politiques en cours, sans pour autant nourrir d’illusions sur une résolution expéditive d’un conflit enraciné dans l’histoire récente de la région des Grands-Lacs. Cette approche prudente traduit, selon plusieurs observateurs, la reconnaissance des limites des solutions purement militaires et la nécessité d’un engagement politique régional et international cohérent.
Alors que les initiatives de médiation se multiplient et que la situation humanitaire demeure préoccupante dans l’Est de la RDC, la déclaration de Moscou s’inscrit dans un contexte de recomposition des équilibres diplomatiques autour de la crise congolaise, où de nouveaux acteurs cherchent à peser sur la recherche d’une paix durable.
Diddy Mastaki