À Kinshasa, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a officiellement convoqué le sénateur Jean Bamanisa Saïdi à la suite d’une déclaration publique jugée « non conforme » à la ligne du parti sur la question sensible de la modification de la Constitution.
Dans une correspondance datée du 21 mars 2026, signée par le secrétaire général Fidèle Babala Wandu, le parti indique avoir pris acte d’une prise de position personnelle du sénateur portant sur un sujet d’« intérêt national majeur ». Le document précise que cette déclaration a été faite en-dehors des cadres institutionnels habilités à engager le parti.
Le MLC rappelle en effet que toute position officielle relative à des questions stratégiques, notamment constitutionnelles, relève exclusivement du Conseil des représentants et du Bureau politique, conformément à ses textes internes. Par conséquent, la sortie médiatique du sénateur est considérée comme une initiative individuelle n’engageant ni le parti ni son président national.
Dans ce contexte, la direction du MLC insiste sur la nécessité de préserver la discipline interne, la cohérence et la responsabilité collective au sein de ses structures. Elle estime que les propos tenus par le sénateur nécessitent des éclaircissements formels.
Le sénateur Jean Bamanisa est ainsi attendu au siège du parti, à Kinshasa, le 24 mars 2026 à 11 heures, pour une séance d’explication devant les instances dirigeantes.
Cette convocation intervient dans un climat politique marqué par des débats croissants autour d’une éventuelle révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo, un sujet particulièrement sensible qui continue de susciter des tensions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Diddy Mastaki