À l’occasion de la fête de Pâques, Moïse Katumbi a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo, dénonçant une crise qui dépasse désormais les seules zones de conflit dans l’Est du pays.
Dans un message à forte tonalité sociale et politique, l’ancien gouverneur du Katanga évoque une guerre persistante qui « arrache des vies » et « disperse des familles », plongeant les populations dans des souffrances qu’il qualifie d’inhumaines.
Si les violences armées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent au cœur des préoccupations, Moïse Katumbi insiste sur le fait que l’insécurité s’étend à l’ensemble du territoire national.
Selon lui, « partout dans le pays », des Congolais vivent sous la menace permanente de la peur, de l’arbitraire et de l’instabilité, traduisant une crise profonde de gouvernance sécuritaire.
Intervenant dans un contexte religieux marqué par des appels à la paix et à la résilience, cette déclaration prend une dimension particulière. Elle s’inscrit également dans un discours critique vis-à-vis de la gestion de la sécurité par les autorités en place.
En mobilisant le symbole de Pâques associé à l’espoir et à la renaissance Moïse Katumbi semble vouloir interpeller à la fois l’opinion nationale et la communauté internationale sur l’urgence d’une réponse globale à la crise.
Cette prise de parole intervient alors que la situation humanitaire dans l’est de la République Démocratique du Congo demeure critique, avec des millions de déplacés internes et des communautés confrontées à des violences récurrentes.
En élargissant le débat à l’échelle nationale, l’opposant met en lumière une réalité souvent évoquée par les organisations de la société civile : celle d’une insécurité diffuse, qui affecte bien au-delà des zones de guerre active.
Sans formuler de propositions concrètes dans ce message, Moïse Katumbi pose néanmoins les bases d’un plaidoyer pour une approche plus inclusive et efficace de la sécurité en RDC.
Dans un pays confronté à des défis multiples, cette déclaration relance le débat sur la capacité de l’État à garantir la protection de ses citoyens et à restaurer un climat de confiance durable.
Diddy Mastaki