À travers un communiqué rendu public à Kinshasa le 17 avril 2026, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) annonce la radiation définitive de deux de ses membres, une décision qui illustre un resserrement de la discipline interne au sein de cette formation politique.
Les personnes concernées, identifiées comme Clovis Otto Bahizi et Patrick Munyomo Basilwango, ne font plus partie du parti depuis le 16 avril 2026, selon la décision officielle prise par la direction. Cette mesure, présentée comme définitive, marque une rupture formelle entre ces cadres et la structure politique à laquelle ils appartenaient.
Dans la foulée, l’AFDC met en garde ses partenaires politiques et sociaux, tant au niveau national qu’international, contre toute collaboration avec les intéressés au nom du parti. Une manière de prévenir toute confusion sur leur statut et d’éviter une utilisation abusive de l’identité politique de la formation.
Le communiqué va plus loin en interdisant strictement aux personnes radiées d’utiliser les insignes, emblèmes ou documents officiels de l’AFDC. Le parti évoque explicitement des poursuites judiciaires en cas de non-respect de cette décision, signe d’une volonté d’encadrer juridiquement les conséquences de cette exclusion.
Par ailleurs, l’AFDC appelle les autorités judiciaires et policières à se saisir de toute infraction liée à cette situation, renforçant ainsi la dimension institutionnelle de la mesure.
Une décision aux implications politiques
Au-delà de l’annonce administrative, cette radiation s’inscrit dans un contexte politique où les partis cherchent à consolider leur cohésion interne face aux recompositions du paysage politique congolais. Elle peut traduire des divergences stratégiques, des tensions internes ou encore une volonté de repositionnement à l’approche d’échéances politiques.
Dans un environnement marqué par des alliances mouvantes, la maîtrise de l’image et de la ligne politique devient un enjeu central pour les formations politiques. En clarifiant publiquement la situation de certains de ses anciens membres, l’AFDC affirme ainsi son autorité organisationnelle et son contrôle sur sa représentation.
Reste à savoir quelles seront les répercussions de cette décision sur l’équilibre interne du parti et sur ses relations avec ses partenaires au sein de la scène politique nationale.
Diddy Mastaki