En recevant à Pretoria le président de la commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, le chef de l’État Sud-Africain Cyril Ramaphosa a réaffirmé le rôle central de son pays dans les dynamiques diplomatiques Africaines et internationales.
Au cœur des échanges : les grands foyers de tension qui redessinent les équilibres régionaux et mondiaux. Les deux responsables ont passé en revue les crises en Afrique, notamment dans l’Est de la République Démocratique du Congo, au Soudan du Sud et dans le Sahel, tout en élargissant leur analyse aux répercussions économiques et sécuritaires du conflit au Moyen-Orient sur le continent Africain.
Cette rencontre met en lumière l’ambition de Pretoria de s’imposer comme un pivot de la médiation et de la stabilité en Afrique. Mahmoud Ali Youssouf a salué l’engagement Sud-Africain dans les efforts de résolution des conflits ainsi que son influence au sein des mécanismes de paix et de sécurité de l’Union Africaine.
Au-delà des crises, les discussions ont également porté sur la gouvernance mondiale. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de renforcer le multilatéralisme et de défendre un ordre international fondé sur des règles, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes.
L’Afrique du Sud a par ailleurs été reconnue pour son rôle actif au sein du G20 et pour son engagement en faveur de l’intégration régionale et d’une gouvernance mondiale plus inclusive. Le soutien de Pretoria à la digitalisation des archives de l’Union Africaine a également été salué comme un levier important pour la préservation de la mémoire institutionnelle du continent.
Sur le plan humanitaire et juridique, Mahmoud Ali Youssouf a mis en avant les avancées Sud-Africaines en matière de protection des réfugiés, tandis que Cyril Ramaphosa a réaffirmé son soutien aux réformes de l’Union Africaine.
Enfin, les deux responsables ont lancé un appel à la désescalade au Moyen-Orient et plaidé pour un règlement pacifique des différends. Concernant le Soudan, ils ont insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu et d’un retour à un ordre constitutionnel dirigé par des civils.
Cette rencontre confirme ainsi la volonté de l’Afrique du Sud de consolider son influence diplomatique, à la croisée des enjeux africains et globaux.
Diddy Mastaki