Après deux séances plénières successives tenues les jeudi 22 et lundi 25 mai 2026, l’Assemblée nationale a exprimé un soutien global aux réformes engagées dans le secteur de la formation professionnelle par le gouvernement. Au centre des débats, la gestion et la gouvernance des centres de formation en République Démocratique du Congo (RDC).
Le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a été interpellé dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le député national Elie Kambale Musavuli Vaghumawa. Lors de la première séance, présidée par Aimé Boji Sangara, les préoccupations des élus avaient été exposées, ouvrant un cycle d’échanges approfondis sur les réformes en cours.
À l’issue de cette première phase, la chambre basse avait accordé un délai de quarante-huit heures au membre du gouvernement afin de fournir des réponses détaillées. Lundi, le ministre a de nouveau été entendu, aux côtés de ses collègues en charge des Mines et des Affaires foncières, dans le cadre du même exercice parlementaire.
Les explications fournies par Marc Ekila Likombo ont été globalement jugées satisfaisantes par une large majorité de députés, y compris par l’initiateur de la démarche. Plusieurs élus ont salué les réformes engagées, tout en appelant à un renforcement des moyens financiers et institutionnels du secteur.
Parmi les principales recommandations formulées par les parlementaires figurent la création de centres de formation professionnelle dans les 145 territoires du pays, ainsi que la mise en place d’un fonds dédié au développement du secteur.
À l’issue des débats, le ministre d’État s’est félicité du déroulement des échanges, estimant que « la démocratie a parlé » et que cette séquence parlementaire marque une étape importante dans la revalorisation de la formation professionnelle, en cohérence avec les priorités définies par le chef de l’État Félix Tshisekedi.
Pour sa part, Elie Kambale Musavuli Vaghumawa a insisté sur la nécessité de doter le ministère de ressources suffisantes, rappelant que la formation professionnelle constitue « un pilier stratégique pour l’économie et l’employabilité ».
Au terme de ces deux séances, les députés disent désormais disposer d’une compréhension plus claire des enjeux du secteur et affichent leur volonté d’accompagner plus activement les réformes engagées.
Gloire Malumba