La tension politique continue de monter en République Démocratique du Congo autour de la proposition de loi sur le référendum actuellement examinée à l’Assemblée nationale. Plusieurs figures de l’opposition Congolaise ont annoncé, mercredi 27 mai 2026, une série d’actions populaires et des journées « ville morte » à travers le pays à partir du 3 juin prochain.
Cette montée de la contestation intervient après le boycott de la séance plénière par les députés du groupe parlementaire « Ensemble pour la République » de Moïse Katumbi. Cette plateforme politique accuse le pouvoir de vouloir ouvrir la voie à une modification de la Constitution à travers cette initiative parlementaire.
Dans la foulée, l’opposant Martin Fayulu a également durci le ton lors d’une déclaration faite devant ses partisans. L’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2023 appelle la population à une mobilisation générale contre ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel ».
« Tshisekedi vient de faire une rébellion contre le pays parce qu’il agit contre la Constitution. Cette loi référendaire ne doit pas passer. Le 03 juin, tout le monde doit rester à la maison », a déclaré Martin Fayulu.
Le leader de l’ECiDé affirme par ailleurs que d’autres actions de terrain seront annoncées dans les prochains jours afin de maintenir la pression contre le projet porté au Parlement.
L’examen de cette proposition de loi intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions persistantes entre majorité et opposition, sur fond de crise sécuritaire dans l’est du pays et de débats récurrents autour de la gouvernance institutionnelle.
Pour plusieurs opposants, cette loi référendaire constituerait une étape vers une réforme constitutionnelle plus large, accusation que les partisans du pouvoir rejettent jusqu’à présent.
À Kinshasa comme dans plusieurs grandes villes du pays, certains observateurs redoutent désormais une nouvelle phase de crispation politique susceptible de provoquer des tensions sociales à l’approche des prochaines échéances politiques.
Diddy Mastaki