L’accélération de la mise en œuvre du projet stratégique MétroKin était au cœur d’une réunion présidée, jeudi 16 juillet 2026 à Kinshasa, par le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba. Cette rencontre a réuni les principales parties prenantes de ce chantier présenté comme une réponse structurelle aux difficultés persistantes de mobilité dans la capitale Congolaise.
Autour du VPM Jean-Pierre Bemba se trouvaient notamment les représentants de la Primature, des ministères du Portefeuille et du Budget, du gouvernement provincial de Kinshasa, ainsi que les responsables de l’Office national des transports (ONATRA), de la société MétroKin, des partenaires financiers et des experts techniques.
L’objectif de ces échanges était d’harmoniser les interventions des différents acteurs et d’identifier les prochaines étapes nécessaires à l’opérationnalisation du projet. Les discussions ont porté sur les aspects techniques, institutionnels et financiers devant permettre de franchir un nouveau cap dans la réalisation de cette infrastructure de transport urbain.
Pour les participants, cette réunion traduit la volonté des autorités de renforcer la coordination entre les institutions publiques, les opérateurs techniques et les partenaires impliqués. Si aucun calendrier détaillé de démarrage des travaux n’a encore été communiqué, les responsables du projet assurent que plusieurs préalables avancent.
Le directeur général de MétroKin a notamment indiqué que les études de faisabilité étaient achevées et que le financement du projet était disponible. Il a toutefois évoqué certains défis à résoudre, notamment la libération des emprises nécessaires sur l’axe ferroviaire reliant la gare centrale de Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili.
Il a également insisté sur l’importance d’un accompagnement renforcé du gouvernement central et de l’hôtel de ville de Kinshasa pour faciliter le déploiement du projet. La conclusion d’un contrat d’interface entre MétroKin, l’ONATRA et la Régie des voies aériennes (RVA) figure également parmi les étapes attendues pour permettre la concrétisation du réseau.
Dans une ville confrontée quotidiennement aux embouteillages et aux limites du transport collectif classique, MétroKin est présenté par les autorités comme un projet structurant appelé à transformer durablement la mobilité urbaine. Son ambition est de proposer une alternative rapide et fiable aux déplacements routiers, tout en réduisant la pression sur les principaux axes de circulation de la capitale.
La première phase du projet prévoit une liaison ferroviaire entre la gare centrale de Kinshasa et l’aéroport international de N’Djili. Selon les études disponibles, cette ligne pourrait accueillir jusqu’à 520 000 passagers par jour.
Au-delà du transport, les promoteurs de MétroKin y voient un outil d’aménagement urbain susceptible de favoriser le désenclavement de plusieurs quartiers, d’améliorer l’accès aux zones d’activités économiques et de réduire les coûts liés aux déplacements quotidiens des Kinois. À l’image des grandes métropoles mondiales qui misent sur le rail urbain pour absorber leur croissance démographique, Kinshasa entend ainsi se doter d’un système de transport de masse capable d’accompagner son développement et de répondre aux besoins croissants de mobilité de ses habitants.
Gloire Malumba