En marge de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le Prix Nobel de la paix Congolais Dr Denis Mukwege a multiplié les échanges autour de la situation en République Démocratique du Congo, avec un accent particulier sur les conséquences de la crise dans l’Est du pays.
Le gynécologue et défenseur des droits des femmes indique avoir participé à plusieurs rencontres consacrées notamment à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, dans le cadre des initiatives de paix en RDC, ainsi qu’aux questions liées à la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies.
Membre de « The Elders », Denis Mukwege rapporte également avoir échangé, avec ses collègues de cette organisation, avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ainsi qu’avec Tom Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence.
Femmes et enfants au cœur de son plaidoyer
Au cours de ces différents rendez-vous, Denis Mukwege affirme avoir attiré l’attention de ses interlocuteurs sur les conséquences humaines de la crise dans l’Est de la RDC, particulièrement sur les femmes et les enfants.
« Partout, j’ai alerté sur le lourd tribut payé par les femmes et les enfants », a déclaré Denis Mukwege.
Le Prix Nobel de la paix 2018 évoque une situation où, selon lui, des millions de Congolais sont confrontés simultanément à la violence armée, la faim et l’épidémie de maladie à virus Ebola.
Dans sa déclaration, le médecin Congolais qualifie la situation de « guerre d’agression et d’occupation », une formulation qui relève de son appréciation et de son plaidoyer sur la crise congolaise.
Appel au respect du droit international
Face à cette situation, Denis Mukwege appelle la communauté internationale à renforcer la protection des populations civiles et à assurer une application cohérente du droit international.
Il plaide également pour que les auteurs de violations graves ne bénéficient pas de l’impunité et pour une mobilisation politique internationale susceptible, selon lui, de permettre une sortie durable de la crise.
« Mettre fin à la culture de l’impunité » et « galvaniser la volonté politique nécessaire »
Pour Denis Mukwege, l’enjeu est désormais de sortir la crise congolaise de ce qu’il décrit comme une « négligence internationale » et de progresser vers une paix qu’il souhaite « juste et durable ».
Cette nouvelle séquence internationale s’inscrit dans la continuité du plaidoyer du Prix Nobel congolais en faveur de la protection des civils, de la défense des femmes victimes des conflits et d’une réponse internationale à la crise sécuritaire et humanitaire qui affecte l’Est de la RDC.
Diddy Mastaki