Le ministre des Mines de la République Démocratique du Congo (RDC), Louis Watum Kabamba, a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les pays Africains afin de développer des chaînes de valeur minières régionales. Il s’est exprimé mardi 20 octobre 2026, lors d’un panel de haut niveau organisé en marge du « Zambia Mining and Investment Insaka » (ZAMII) 2026, autour du thème : « Des minerais aux marchés : construire des chaînes de valeur régionales ».
Aux côtés de ses homologues de Zambie, du Nigeria et du Botswana, devant un parterre d’investisseurs, le ministre Congolais a insisté sur la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes. Il a souligné la responsabilité partagée des gouvernements, des opérateurs miniers et des communautés dans la construction d’un secteur minier responsable, capable de contribuer au développement économique et social. Il a également rappelé l’importance du respect des cadres légaux par les entreprises du secteur.
Pour Louis Watum Kabamba, l’intégration minière régionale constitue un autre levier essentiel. Les gisements pouvant s’étendre au-delà des frontières nationales, la coopération et la coordination entre les États sont indispensables pour optimiser la valorisation des ressources naturelles et favoriser le développement de chaînes de valeur à l’échelle du continent.
S’agissant des priorités de la RDC, le ministre a mis en avant la transformation locale des minerais, le développement des chaînes de valeur, le renforcement du contenu local et la coopération énergétique avec la Zambie. Il a souligné que l’industrialisation du secteur minier nécessitait des infrastructures adaptées, ainsi qu’une participation accrue des entreprises Congolaises aux opportunités économiques générées par cette activité.
Enfin, Louis Watum Kabamba a rappelé que la performance du secteur minier ne pouvait se mesurer aux seuls volumes de production. Elle devait également se traduire par des retombées concrètes pour les populations, notamment à travers la création d’emplois, le développement des compétences et la construction d’infrastructures sociales, telles que les écoles, les hôpitaux et les routes.
Gloire Malumba