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L’IRDH recadre la RFI : Distiller des informations selon lesquelles les nouveaux Gouverneurs nommés sont proches des pays agresseurs, semble viser à créer de la confusion

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L’IRDH recadre la RFI : Distiller des informations selon lesquelles les nouveaux Gouverneurs nommés sont proches des pays agresseurs, semble viser à créer de la confusion


Par Lwanzo K.Congorassure

Le directeur général de l’Institut de Recherche en droits humain, basé à Lubumbashi, Maître Tshiswaka Masoka Hubert est revenu sur la communication de la Radio France Internationale autour des animateurs principaux qui vont être à la tête des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu lors de l’état de siège. Dans une lettre ouverte adressée à la chaîne française, il estime que la RFI, à travers sa manière de communiquer, se doit de privilégier l’intérèt des victimes d’atrocités immondes qui se passent à l’EST de la RDC, que de générer un discours démobilisateur des forces vives de la nation, au profit des égorgeurs de l’ADF.

« Le chef de l’État a décidé de faire confiance à deux anciens rebelles ». Ce titre qu’a choisi la RFI pour introduire l’information du choix des nouveaux gouverneurs militaires de la province du Nord-Kivu et celle de l’Ituri, choix fait par le Président Congolais Félix Tshisekedi, n’a pas plu à l’IRDH, qui s’est trouvé dans l’obligation de répliquer.

Il indique qu’il n’était pas opportun d’épingler le passé de deux animateurs. La RFI quant à elle, a souligné dans son édition du journal du mercredi 5 Mai, que l’un des gouverneurs militaires est un ancien de la rébellion du RCD Goma, proche du Rwanda, et l’autre, est un ancien rebelle issu de la rébellion du MLC, considéré comme proche de l’Ouganda.
L’IRDH explique qu’il est de notoriété publique que la RDC continue à subir des affres de la guerre d’agression datant d’avril 1996, à laquelle avaient participé le Rwanda et l’Ouganda, avec l’appui des entreprises multinationales et des puissances occidentales. L’institut de recherche rappelle également que « l’histoire des rebellions de la RDC renseigne que toute la classe politique actuelle est dirigée par des politiciens issus des rangs d’anciens mouvements rebelles. Tous les regroupements politiques, de l’Union Sacrée pour la Nation ou du Front Commun pour le Congo, regorgent des hauts cadres issus des rebellions. »

Dans sa lettre ouverte, expliquant la sensibilité du sujet, l’IRDH déclare qu’il apprécierait que la RFI capte l’inquiétude qu’engendrerait sa façon de communiquer sur l’état de siège en RDC. « Distiller des informations selon lesquelles les nouveaux Gouverneurs nommés sont proches des pays agresseurs, semble viser à créer de la confusion dans l’opinion publique congolaise appelée à soutenir leurs Forces armées contre des groupes d’égorgeurs mal identifiés » indique t-il.

Avant de poursuivre. «  Au regard du droit à la vie des millions des congolais, de l’urgence de sauver des vies humaines en danger, en plus de l’absence d’une procédure judiciaire quiconque déclenchée contre des politiciens ou lesdits officiers généraux, la radio du monde ne devrait pas souffler un vent pouvant créer de la confusion. »

Rappelons que l’état de siège entre en vigueur ce jeudi 6 Mai 2021. La province du Nord-Kivu et celle de l’Ituri seront toutes les deux dirigées par des gouverneurs militaires et des vices-gouverneurs policiers comme le veut la loi fondamentale de la République Démocratique du Congo.

Dans une ordonnance lue le mardi dernier sur la chaîne nationale, le Lieutenant Général Luboya Nkashama a été nommé à la tête du Nord-Kivu et son frère d’arme Ndima Constant, à la tête de la province de l’Ituri.

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