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RDC – JUSTICE : Plus de deux ans après les faits, un procès sur les violences de Yumbi va finalement avoir lieu

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RDC – JUSTICE : Plus de deux ans après les faits, un procès sur les violences de Yumbi va finalement avoir lieu


Par Christina Mk. –Congorassure.com

Depuis les années passées, les autorités judiciaires militaires congolaises avaient déjà ouvert des procédures préliminaires qui n’étaient pas accessibles au public. L’instruction pre-juridictionnelle clôturée, le procès sur les violences de Yumbi de décembre 2018, dans la province de Mai-Ndombe, aura lieu à la haute cour militaire de Kinshasa, le 26 mai prochain. Un pas non négligeable vers la victoire pour les victimes de ces violences et pour les Nations-Unies, qui, à la suite d’une enquête spéciale réalisée par ses experts avaient indiqué que certaines des attaques perpétrées dans la région pourraient constituer “des crimes contre l’humanité”.

Tout serait parti de l’enterrement d’un chef coutumier banunu sur des terres revendiquées par les Batende la nuit du 14 au 15 décembre 2018. Il aura fallu seulement deux jours, du 16 au 18 décembre 2018, pour que des attaques meurtrières et d’une très grande violence, entre ces communautés de la région, laissent dans leurs sillages plusieurs morts. Dans les quatre sites visés durant ces attaques, plusieurs sources avaient affirmé que certains des chefs de la place avaient accordé leurs bénédictions et avaient sciemment laissé faire les criminels.

Pour le bilan des attaques, rappelons qu’à l’époque le rapport produit par les Nations Unies avait fait état de 535 personnes tuées et 111 autres blessées à Yumbi, Bongende et Nkolo II. Selon le même document, près de 1500 bâtiments, maisons, églises, écoles, centres de santé et centres de vote confondus,avaient également été détruits ou pillés lors de ces accrochages intercommunautaires. Human Rights Watch avait quant à lui estimé que “le bilan réel des attaques était très probablement bien plus élevé.”

À l’époque les témoins et les survivants avaient indiqué que les assaillants s’étaient servis de plusieurs types d’armes lors des attaques. Ils avaient utilisé des armes à feu, des fusils de chasse, ou encore des armes blanches, notamment des machettes, des couteaux, des lances, des haches.

Au cours des mois qui ont suivi les meurtres de Yumbi, plusieurs présumés assaillants avaient été mis aux arrêts. Environ 50 suspects croupissent à la prison  militaire de Ndolo, à Kinshasa, en attente leur procès.

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