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RDC : « Le retard accumulé dans la préparation des élections menace la tenue effective dans les délais, des élections crédibles en 2023 » ( G13)

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Le G13 en novembre 2020. ©Droits tiers.


RDC : « Le retard accumulé dans la préparation des élections menace la tenue effective dans les délais, des élections crédibles en 2023 » ( G13)


Par la Rédaction –CongoRassure /Kinshasa

En République Démocratique du Congo, les réformes électorales entreprises par l’Assemblée Nationale ont été au cœur du débat les derniers jours et n’ont pas reçu l’assentiment de toute la classe politique congolaise. Ce sujet alimente les tensions entre les regroupements politiques de l’opposition et ceux qui sont au pouvoir. Le groupe de 13 qui réunit les parlementaires ainsi que les membres de la société civile, (G13) vient de réagir à son tour. Et on peut dire qu’il ne soutient pas ces réformes.

Dans un communiqué publié ce mercredi 9 juin et dont une copie est parvenue à la rédaction de CongoRassure, le G13 note qu’à 876 jours du délai constitutionnel de la convocation des scrutins pour 2023, un retard non négligeable a été enregistré. Le groupe craint que cela n’handicape l’organisation des élections crédibles. « Le retard accumulé dans la préparation des élections menace la tenue effective dans les délais, des élections crédibles en 2023 » déclarent ces personnalités politiques et celles de la société civile.

Dans cette correspondance, le G13 exhorte la classe politique à ne pas « annihiler les espérances de la population exprimées en juillet-octobre 2020, à se départir de la volonté affichée d’entretenir une CENI ss contrôle politique, comme élément de la stratégie électorale des familles politiques. »

Le groupe dit noter que la grande ambition de la réforme, esquissée par consensus lors des consultations menées par lui, a été sacrifiée sur « l’autel du partage des postes au Bureau de la CENI », et tout cela au profit d’une « réformette sans prétention de changer la gouvernance électorale. »

Le G13 déplore le fait que l’indépendance de ceux qui feront partie de la commission électorale nationale indépendante n’ait été définie suivant des critères objectifs. Il craint que ceux qui seront désignés ne s’activent comme cela fut le cas dans le passé à « subordonner la mission de la centrale électorale à celle de leurs partis politiques. »

Pour lui, l’institution d’un droit de récusation au profit de l’AN enfreint le principe de l’autonomie des composantes, en conférant indirectement aux politiques, dans leurs composantes majorité et opposition, un droit d’ingérence dans la désignation des membres de la société civile.

le G13 s’en remet au sénat à qui il demande de ne pas permettre à ce que ces réformes passent comme telles, au risque de porter atteinte à la démocratie congolaise. « Lors de la seconde lecture, que le Sénat joue pleinement son rôle. C’est l’ultime chance pour sauver notre démocratie du naufrage en réaffirmant les options essentielles de la réforme et, les Sénateurs auront ainsi mérité de la République » déclare-t-il.

Enfin, aux forces politiques et sociales, partisans du consensus sur les réformes électorales, le G13 exhorte la mobilisation dans le cadre d’un front citoyen pour « des  élections véritablement libres, démocratiques, transparentes et inclusives en 2023. »

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